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12 février 2012 7 12 /02 /février /2012 23:13

 

Vers 15h, Coupin a préparé son sac. En effet, demain matin il a une réunion à Paris. Comme il n’y avait pas de vol assez tôt pour qu’il arrive à l’heure, il a dû se rendre dans la capitale la veille.


À 15h j’avais déjà le cœur qui se serrait. J’ai multiplié les câlins et les bisous et ça l’a fait rire "ça va ! Je vais pas mourir ! On se voit demain soir !"


À 16h30, nous avons pris le chemin de l’arrêt de bus et j’ai secrètement espéré qu’il n’arrive jamais. Un bisou et hop, le voilà parti après avoir prononcé ensemble 'Je t'aime' à travers la vitre.


De retour à la maison, je me dis que je vais en profiter pour m’épiler, pour ranger un peu, prendre un bain… Je n’ai rien fait de tout ça. Je n’ai même rien fait du tout. Envie de rien (besoin de toi ?)


J’ai glander sur Internet en attendant que mon film finisse de télécharger d’arriver par des moyens très très légaux (oui oui, UPS livre le dimanche soir en Corse ; comment ça j’ai le nez qui s’allonge ?)


Je me suis préparé une salade que j’ai mangé devant le début du film, puis je me suis enroulée dans le duvet, les larmes aux bord des yeux. (Nan mais le film était hyper trop émouvant aussi ! (Suis crédible là ou pas ?) Juré !)


Là il est 23h et je dois aller prendre ma douche et me coucher seule.

Seule.

Ça fait plus d’un an que j’ai pas dormi sans Coupin.


J’ai une très très grosse pensée pour J qui doit survivre à ça pendant une semaine. Une semaine mon dieu ! C’est juste l’éternité ! Je t’envoies des milliers de bonnes ondes ma belle ! Courage !


Pensée aussi pour ma Super Coupine S qui est aux urgences avec Gaïa, malade (comme un chien...ok je sors). Mille bisous !

 

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Published by Elsa-Saône - dans Famille
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Jimidi 13/02/2012 14:25

Pour info : "Un seul être vous manque et tout est dépeuplé", c'est de Lamartine, dans un poème titré : L'isolement.



Souvent sur la montagne, à l'ombre du vieux chêne,
Au coucher du soleil, tristement je m'assieds ;
Je promène au hasard mes regards sur la plaine,
Dont le tableau changeant se déroule à mes pieds.

Ici, gronde le fleuve aux vagues écumantes ;
Il serpente, et s'enfonce en un lointain obscur ;
Là, le lac immobile étend ses eaux dormantes
Où l'étoile du soir se lève dans l'azur.

Au sommet de ces monts couronnés de bois sombres,
Le crépuscule encor jette un dernier rayon,
Et le char vaporeux de la reine des ombres
Monte, et blanchit déjà les bords de l'horizon.

Cependant, s'élançant de la flèche gothique,
Un son religieux se répand dans les airs,
Le voyageur s'arrête, et la cloche rustique
Aux derniers bruits du jour mêle de saints concerts.

Mais à ces doux tableaux mon âme indifférente
N'éprouve devant eux ni charme ni transports,
Je contemple la terre ainsi qu'une ombre errante :
Le soleil des vivants n'échauffe plus les morts.

De colline en colline en vain portant ma vue,
Du sud à l'aquilon, de l'aurore au couchant,
Je parcours tous les points de l'immense étendue,
Et je dis : « Nulle part le bonheur ne m'attend. »

Que me font ces vallons, ces palais, ces chaumières,
Vains objets dont pour moi le charme est envolé ?
Fleuves, rochers, forêts, solitudes si chères,
Un seul être vous manque, et tout est dépeuplé.

Que le tour du soleil ou commence ou s'achève,
D'un oeil indifférent je le suis dans son cours ;
En un ciel sombre ou pur qu'il se couche ou se lève,
Qu'importe le soleil ? je n'attends rien des jours.

Quand je pourrais le suivre en sa vaste carrière,
Mes yeux verraient partout le vide et les déserts ;
Je ne désire rien de tout ce qu'il éclaire,
Je ne demande rien à l'immense univers.

Mais peut-être au-delà des bornes de sa sphère,
Lieux où le vrai soleil éclaire d'autres cieux,
Si je pouvais laisser ma dépouille à la terre,
Ce que j'ai tant rêvé paraîtrait à mes yeux !

Là, je m'enivrerais à la source où j'aspire ;
Là, je retrouverais et l'espoir et l'amour,
Et ce bien idéal que toute âme désire,
Et qui n'a pas de nom au terrestre séjour !

Que ne puis-je, porté sur le char de l'Aurore,
Vague objet de mes voeux, m'élancer jusqu'à toi !
Sur la terre d'exil pourquoi restè-je encore ?
Il n'est rien de commun entre la terre et moi.

Quand la feuille des bois tombe dans la prairie,
Le vent du soir s'élève et l'arrache aux vallons ;
Et moi, je suis semblable à la feuille flétrie :
Emportez-moi comme elle, orageux aquilons !


"Et moi je suis semblable à la feuille flétrie" Mouhahaha, mort de rire !

Elsa-Saône 13/02/2012 17:49



Bon à part ça, c'est beau quand même !



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  • : Moi : Coupine, 27 ans. Lui : Coupin, 24 ans. Nous : ensemble depuis septembre 2009, en Corse depuis septembre 2011. Mariage le 18 mai 2013. Naissance de La Muse le 27 octobre 2013.
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